2015 « noir quotidien »

 

2015   « noir quotidien »

track n°5/6

 

Flyer 1-1365, c’est le nombre de journaux que je couvre en 2015.   Du 1e janvier au 31 décembre 2015,  je recouvre la Une de différents quotidiens en laissant apparente la date du jour.  Cette surface monochrome noire  sert de fond au dépôt d’une empreinte qui réitère l’unicité du journal.

 

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« noir quotidien »  galerie-s-mortier – Paris

du 17 décembre 2016 au 20 janvier 2017

cartons

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« noir quotidien »    catalogue

365 cartes postales  –  recto/Une du journal, verso/empreinte du journal  –  (15 x 10 x 13,5cm) emballage sous vide  –  100 exemplaires, numérotés et signés –  © éditions galerie-s-mortier, 2016

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« noir quotidien »    affiche

affiche pliée (20 x 10,5cm)  –  affiche dépliée (60 x 42cm)  –  365 exemplaires, numérotés et signés –  © éditions galerie-s-mortier, 2016

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« noir quotidien »    texte de Pascale GEOFFROIS

TENIR UN JOURNAL ET S’EN METTRE PLEIN LES DOIGTS…
Tenir un journal a toujours quelque chose de noir, l’encre peut-être…
Mais ce sont les nouvelles…Sempiternelles… C’est de cette noirceur que chacune des unes de cette année 2015 se revêtent, se revendiquent et se parent, davantage encore sous le regard d’Aldo Caredda qui de chaque jour ne semble finalement ne retenir  que la date. Cette presse, qu’il nous expose, sur une année complète, en aura connu des évènements, du pire au pire, jamais rien n’allant en le disant… Les titres se figent sous ce deuil permanent et se voilent et se parent. Encore et toujours. Ne reste que cet angle,
cette empreinte posée sur un présent qui ne dure pas, tout ça pour ça ? Chaque 24 heures, un nouvel arbre… Chaque fois, une forêt, sacrifiée… Tout ça pour ça ? Alors tenir un journal et se salir ? S’en mettre plein les mains ? Puis s’en laver ? On lit avec des gants. Où alors, c’est nouveau, on ne lit plus… C’est aussi moderne que de se protéger, un préservatif pour le coeur, pour l’esprit, pour la raison. Lire ou ne pas lire, telle est la question. Puisque personne n’y voit rien… De toute façon. Occulter et oublier ? Recouvrir et déformer ? Rester aveugle et sourd ? Quand même ce qui est censé nous éclairer, nous plonge dans les ténèbres, alors, l’artiste, lumineux, viendra pointer la seule vérité contenue là : le jour et l’heure.
Pascale Geoffrois

 

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